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SUITE DOSSIER : EMI - «Ça dérange nos sociétés occidentales qui sont basées essentiellement sur le matériel (...) avec au dessus le tabou de la mort »



Nous vous proposons le court passage d'une émission où apparait le Docteur Jean-Jacques Charbonier, médecin anesthésiste-réanimateur, sur la sortie de son dernier livre concernant les EMI (ou NDE) Expériences de Morts Éminentes.

Toujours avec notre prudence, nous pouvons une fois de plus élargir notre point de vue, nos idées, notre recherche du sens de la vie (la mort en faisant entièrement partie) sur le stade inconnu que nous nommons MORT. Le mot MORT est simplement le petit mot qui désigne cet état obscure (ou non état) de la personne qui, selon nos moyens médicaux actuels, est déclarée comme morte.

Sujet à creuser ! ...

Pour consulter le dossier complet précédent (videos + liens)
:


L'Au-delà, à l'épreuve de la Science - «L'Eprit [serait] indépendant du Cerveau» - FIGARO MAG - Les Near Death Experiences (NDE)

Bon visionnage et de Bonnes Vacances à tous !
++

Croyante, et à l’or !? Kim Yu-na, la Championne Olympique Sud Coréenne ... et Catholique !

Vu sur Famille Chrétienne : "Jeux olympiques de patinage artistique : médaille d’or pour Kim Yu-na, coréenne et catholique.

Kim Yu-na se signe lors des compétitions et porte un dizainier. Cette jeune Sud-Coréenne de 19 ans, championne olympique de patinage artistique, suscite l’engouement du public et des médias de son pays. Un témoignage de foi marquant dans un pays dont seulement 30 % de la population est chrétienne.


Le 23 février dernier, au Pacific Coliseum de Vancouver, la jeune Kim Yu-na, 19 ans, s’est signée d’un signe de croix à l’issue du programme court qui devait l’emmener vers la médaille d’or, décrochée deux jours plus tard. La Corée du Sud voyait ainsi la consécration de sa première championne en patinage artistique et les catholiques sud-coréens se réjouissaient de voir leur foi ainsi témoignée devant des millions de téléspectateurs.


Dans son pays où elle est une véritable star, Kim Yu-na et ses faits et gestes sont scrutés à la loupe par les médias. La jeune femme porte au doigt une bague dizainier et de nombreux fans ont pris cet anneau pour une bague de fiançailles, voire une alliance. Télévisions, radios et télévisions ont dû expliquer l’usage et la signification de cette bague.

Kim Yu-na, qui vit et s’entraîne au Canada depuis 2007, s’est convertie au catholicisme il y a quelques années et a été baptisée dans la foi catholique, en même temps que sa mère, en mai 2008. Son père et sa sœur aînée ne l’ont pas suivi sur ce chemin et ne pratiquent pas de religion. C’est depuis son baptême que la jeune championne, qui a pris Stella pour nom de baptême, porte un dizainier et se signe lors des compétitions.

Selon le P. Ignatius Kim Min-soo, secrétaire du Comité pour les communications sociales de la Conférence des évêques catholiques de Corée, « le fait que des stars aussi populaires que Kim Yu-na se signe en public peut, indirectement, aider l’Église dans son œuvre d’évangélisation. Les catholiques s’en trouvent renforcés dans leur identité et les non-catholiques peuvent s’en trouver influencés ».


Parmi les innombrables messages adressés à la sportive figure celui du cardinal Nicholas Cheong Jin-suk, archevêque de Séoul : « Stella Kim a touché le cœur de tous les Coréens et leur a donné beaucoup de bonheur […] parce qu’elle a su dépasser diverses difficultés et donner de son mieux. » Le cardinal, qui a également félicité une autre championne catholique des JO d’hiver de Vancouver, Lydia Park Seung-hi (deux médailles de bronze), a exprimé l’espoir que « de nombreux jeunes trouveront confiance et espérance à travers les réalisations de Stella Kim ».


En Corée du Sud, les chrétiens représentent une minorité d’environ 30 % de la population, dont les deux tiers sont des protestants et un tiers des catholiques (soit 5 millions de fidèles).

Églises d'Asie"


Bravo à cette Championne !

Vu sur le site du génialissime "Famille Chrétienne" : http://www.famillechretienne.fr/societe/monde/patinage-artistique-medaille-d-or-pour-kim-yu-na-coreenne-et-catholique_t7_s36_d55820.html

Martin Luther King, le Serviteur de l'Amour !


Martin Luther King, le Serviteur de l'Amour
« Quiconque veut être grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque veut être le premier parmi vous sera l’esclave de tous. Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. » Bessora* selon Marc, chapitre 10

“And so Jesus gave us a new norm of greatness. If you want to be important, wonderful. If you want to be recognized, wonderful. If you want to be great, wonderful. But recognize that he who is greatest among you shall be your servant. That's a new definition of greatness. And this morning, the thing that I like about it, by giving that definition of greatness, it means that everybody can be great, because everybody can serve. You don't have to have a college degree to serve. You don't have to make your subject and your verb agree to serve. You don't have to know about Plato and Aristotle to serve. You don't have to know Einstein's theory of relativity to serve. You don't have to know the second theory of thermodynamics in physics to serve. You only need a heart full of grace, a soul generated by love. And you can be that servant.”


En français, je traduirai cet extrait suivant par ceci :

«(...). Et donc Jésus nous a donné une nouvelle norme de la grandeur. Si vous souhaitez être important, merveilleux. Si vous voulez être reconnus, merveilleux. Si vous voulez être grand, merveilleux. Mais reconnaissent que celui qui est le plus grand parmi vous sera votre serviteur. C'est une nouvelle définition de la grandeur. Et ce matin, la chose qui me plaît en elle, en donnant cette définition de la grandeur, cela signifie que tout le monde peut être grand, car tout le monde peut servir. Vous ne devez pas avoir un diplôme universitaire pour servir. Vous n'avez pas à accorder votre sujet et votre verbe pour servir. Vous n'avez pas besoin de connaître Platon et Aristote pour servir. Vous n'avez pas à connaître la théorie d'Einstein sur la relativité pour servir. Vous n'avez pas besoin de connaître la deuxième théorie de la thermodynamique en physique pour servir. Vous avez seulement besoin d'un cœur plein de grâce, une âme générée par l'amour. Et vous pouvez être ce serviteur. "


Représentation d'un Messie de peau noir

Martin Luther King restera une des fortes personnalités du Christianisme et plus largement de l'Humanité entière.
Par son combat et ses valeurs, il a su, avec sa communauté, par les sacrifices et en prêchant la NON VIOLENCE, qu'il apprendra du Seigneur Jésus Christ, apporter et rappeler à l'Humanité et à la communauté noire des USA, la dignité et la place qu'elle doit légitimement avoir ! Aujourd'hui, dans un pays qui a connu la ségrégation, il y a à peine 60 ans, le président est d'origine africaine et on voit de plus en plus d'hommes et de femmes de couleurs à des postes stratégiques. Son combat, il l'a payé de sa vie, et cela doit nous rappeler tous les jours, la folie du racisme, de la ségrégation, de la haine et de la violence contre l'autre.

Comment ne pas voir en lui une espérance de l'alliance des peuples ? Comment ne pas chercher en lui la source de l'Amour qu'il ne cessera de crier, qu'est Dieu ? Folie pour les Hommes, l'Amour sans limite et l'Amour pour le prochain et l'ennemi, fut sans doute le sujet constant de son Rêve ! "I have a Dream !" restera gravée dans l'Histoire de l'Humanité, seulement si Elle accepte de sortir de son sommeil et de vivre son Rêve.

Rest In Peace MLK

*Bessora signifie Evangile en hébreu.

Le Tailleur de Pierre, dans ma Vie - par Une Retraite dans la Ville

Ce bloc de pierre peut représenter mon cœur parfois, dur, inerte et froid.
Quelques fois poreux, aux arrêtes tranchantes.
Lourd de sa masse et sans forme intelligible.

Dieu hors du temps et de l'espace s'est fait chair, c'est fait histoire, c'est ce que nous raconte la Bible au long de ses 66 livres. C'est ce que nous dit aussi notre vie quand on décide de chercher Dieu.
Dieu se raconte au fil de l'Humanité. Dieu le peut, certes, mais étant infini, Il ne le peut pas de façon totale ici-bas. Les allégories (trop imparfaites) qui parlent de Dieu sont donc nombreuses à tenter de magnifier, à exalter la grandeur de Dieu, par exemple : l'Epoux, l'Amoureux, le Roi ...

J'ai découverts et aime travailler celle du tailleur de pierre.
Je vous propose celle apparue dans la méditation d'Une Retraite dans la Ville, du 2 mars.

« La Parole de Dieu

« Pendant qu'il priait, son visage apparut tout autre, ses vêtements devinrent d'une blancheur éclatante. »
Évangile selon saint Luc, chapitre 9, verset29



La méditation

La prière nous transforme. Jésus ne fait rien, mais il apparaît différent pendant qu'il prie. Il se laisse faire. Comme cela semble impossible à notre époque où l'activité est reine. Il nous faut être efficaces, rentables, performants. L'homme moderne croit maîtriser son environnement par sa technicité, sa science, son intelligence supérieure. Tout va très vite, il n'y a plus de distance, je peux être à l'autre bout du monde demain.

Mais si les hommes sont si efficaces à l'extérieur, il n'en va pas de même à l'intérieur. Il est un lieu qui ne supporte pas la vitesse. Le cœur de l'homme est parfois plus dur que le roc et pour être façonné, il faut du temps.
J'ai une amie sculpteur, je l'ai vue tailler un bloc de pierre pour en faire une statue. Elle a travaillé de nombreuses heures, étudiant le matériau avant de frapper avec le burin et le marteau. Bien qu'elle ait utilisé parfois une meule électrique pour polir les grandes surfaces, les détails nécessitaient minutie et application.

L'exemple de l'artiste peut nous aider à comprendre que le temps est un allié de Dieu. Ne soyons pas découragés par nos lourdeurs et nos défauts, c'est Lui qui agit sûrement quand nous le laissons faire.
»

Laisser La Parole de Dieu sculpter mon Âme, ma Personne.
L'Artisant ne faisant plus qu'un.
Sa volonté, son corps et ses outils.
Unis dans un seul mouvement.
Le burin serait l'Esprit de Dieu qui perce les cœurs,
les mains qui guident seraient la Parole, le Fils.
Et le Père serait la Volonté Créatrice première,
qui agit par Sa parole et son Esprit dans le cœur de chaque Homme.

Méditation proposé par : http://www.retraitedanslaville.org/
Ce sont des dominicains qui proposent, à tous !, de ponctuer le Carême par des méditations quotidiennes.

Crédits photos via Flirck :
http://www.flickr.com/photos/21155069@N06/
http://www.flickr.com/photos/glemoigne/
http://www.flickr.com/photos/takleven/

" Dieu serait-il caché dans un gratuit ? " - Actu, Spiritualité, Psychologie, Culture ... c'est L'1visible !


Dieu serait-il caché dans un gratuit ?

Nouveau Mensuel Gratuit qui pourrait bien changer Ta Vie !

Vu sur :
http://www.l1visible.com/v1/


L'1visible ! Non, ce n'est pas un nouveau magazine sur un super héro, ni un X-men !

Voir l'Edito de la rédac :
Le petit-fils de Rabbi Baruch, Jechiel, joue à cache-cache avec un ami. Il s’est si bien dissimulé que, très vite, lassé de le chercher, son camarade abandonne la partie pour aller jouer ailleurs .Quand il s’en aperçoit,Jechiel sort de sa cachette et se précipite dans les bras de son grand père en pleurant!: « J’étais si bien caché… il ne m’a même pas cherché…» Rabbi Baruch pleure à son tour et lui dit : « Tu vois Jechiel,c’est comme Dieu : Il se cache et personne ne prend la peine de le chercher… » Dieu aime les paradoxes. Il est invisible et en même temps, il est ce Dieu unique qui s’est rendu visible. Il s’est fait homme, en Jésus Christ. L’1 visible. Comme l’écrit le philosophe Blaise Pascal: « Si Dieu se découvrait continuellement aux hommes,il n’y aurait point de mérite à le croire, et s’il ne se découvrait jamais, il y aurait peu de foi. » Nous dédions ce nouveau gratuit à tous les chercheurs qui savent qu’ «on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. » 1.

Bonne découverte ! L’équipe de rédaction de L’1visible.


1. Antoine de Saint-Exupéry


Mes articles préférés du mois :

1 - L’univers a-t-il été créé par Dieu ?
(Réponse Claire et Précise !) Controverse. Pour les uns le monde est le fruit d’un pur hasard. Pour les autres il est né d’une volonté d’amour. Et l’homme : aboutissement d’une évolution ou débarqué sur terre vêtu d’une feuille de vigne ? Autant de questions auxquelles nous avons cherché des réponses.
2 - Les 5 conseils de sainte Bernadette

3 - « J’étais un athée militant »


Vu sur : http://www.l1visible.com/v1/

Rencontrer Dieu - "J'étais un athée nihiliste. Pourtant, le 25 Juillet 2005 ..." le Site : Epistheo.com



"J'étais un athée nihiliste. Pourtant, le 25 Juillet 2005, celui auquel je refusais l'existence s'est dévoilé à moi. Désormais, je ne pouvais plus nier sa réalité, elle était aussi frappante que n'importe quelle chose concrète. Voici le récit qui explique ..."


MyPointOfVieW :

Je vous présente l'excellente site
d'A.M. et sa fabuleuse histoire de conversion il y a 5 ans. Ce jeune maître en philosophie nous raconte ici son histoire et le travail qu'il a effectué, via sa Raison, pour comprendre ce qu'il avait vécu. Je vous laisse donc avec ses videos-témoignage. Accrochez-Vous !

Ps : Je posterai sous peu, avec son aimable accord, ses vidéos théologiques de hautes qualités, une ou deux par mois. J'aimerai aussi préciser que je ne suis pas forcement d'accord avec tout ce qu'il y dit, même si cela reste minime, car j'ai ma Foi et il a la sienne et cela reste toujours personnelle. Merci à lui pour ce site et ses vidéos de qualités !

Bon visionnage ! N'Hesitez pas à visionner les autres vidéos du site pour +

Vu sur l'excellent site de l'auteur : http://www.epistheo.com/




"Je me suis converti, suite à une révélation. Mais que vaut une révélation? Suis-je certain qu’il s’agit bien de Dieu, et non pas d’extra-terrestre comme le prétendent les raëliens ? Qu’est-ce qui me prouve que le véritable Dieu n’est pas un spaghetti volant comme certains moqueurs le prétendent ? Une expérience ne suffit pas, une démonstration philosophique doit venir la soutenir."


"La philosophie rationaliste démontre l’existence de Dieu. Pour que la nature soit intelligible, il est nécessaire qu’un être inconditionnel existe. La philosophie enseigne également qu’il est incorporel et conscient, omnipotent et omniscient, en deux termes : infiniment parfait. La philosophie découvre donc l’existence et la nature l’être divin."



"La raison démontre l’existence et la nature de Dieu. Mais de quel Dieu s’agit-il ? La philosophie nous enseigne que Dieu est infiniment parfait, trinitaire et amour. Or la seule révélation qui corresponde à ce descriptif, c’est le Christianisme. Par conséquent, le Christianisme dévoile la vérité sur la volonté de Dieu, à l’exclusion de toutes les autres religions…"

Divers articles du site :

Epistheo (Articles | Vidéos | Podcast)

01. J'ai rencontré Dieu !
02. Qu'est-ce que Dieu ?
03. Raison et Révélation (1, 2)
04. Dieu existe-t-il ? (1, 2, 3)
05. Peut-on se représenter Dieu ?
06. L'omnipotence de Dieu.
07. L'omniscience de Dieu.
08. Comprendre la Trinité (1, 2, 3)
09. La nature, selon la Bible et la science
10. Dieu contredit-il les lois naturelles ?
11. L'idée de Création (1, 2)
12. Pourquoi Dieu a-t-il créé l'univers ?
13. Pourquoi Dieu permet-il le mal ?
14. La liberté de l'homme face à Dieu.
15. Dieu est-il le fondement de la morale ?
16. Qu'est-ce que le Péché Originel ?
17. Le salut par la foi ou par les oeuvres ?
18. Dieu est-il juste ?
19. Y a-t-il quelque chose après la mort ?
20. Qu'est-ce que l'Incarnation ?
21. Quel est le sens de la Croix ?
22. Psychologie des Athées (1-2, 1-2-3-4)

Vu sur l'excellent site de l'auteur : http://www.epistheo.com/

DOSSIER HISTOIRE - de Plunkett - Le Procès de Galilée : Un scientifique catholique et la politique de l'époque - Réinformation ?

MyPointOfVieW :
Je vous présente aujourd'hui un dossier réalisé par Monsieur Plunkett, concernant l'affaire Galilée. On a beaucoup versé d'encre sur l'Histoire qui aurait confrontée l'Eglise et ce scientifique catholique, ami du Pape de l'époque. Dans l'esprit (pas très vif) général, l'Histoire est claire : la méchante Église de l'époque était contre le science et a interdit et condamné, de fait, le gentil scientifique qu'était Galilée. L'Histoire tourne autour du fait que la Terre tournerait (justement) autour du Soleil ce qui contredirait ce que la Bible affirmerait (selon quelques théologiens de l'époque).
Ce qu'on ignore le plus, ou ce que l'on ne veut pas chercher à comprendre, c'est les relations politiques et stratégiques en place à l'époque entre différents pays européens. Ce dossier veut remettre au devant de la scène (car on a bien à faire à une pièce de théâtre avec cette histoire) ce point extrêmement important, si l'on veut, vraiment, saisir cette affaire.

Très bonne lecture :)


Texte tiré de l'excellent site : http://plunkett.hautetfort.com

Galilée (le film) : la vérité sur l'affaire ?

"Galilée ou l’amour de Dieu ": un excellent film. Mais l’histoire réelle ne s’est pas passée comme ça…

Claude Rich (Galilée).



L’affaire Galilée (1633) fut une lourde gaffe romaine. Le savant fut « sacrifié » par l’érudit Urbain VIII, son ami et protecteur, pour des raisons politiques : le pape croyait ainsi donner le change à l’Espagne et à l’Empire qui le menaçaient sous un prétexte religieux (voir ci-dessous) dans une Europe à feu et à sang. Calcul à court terme, avec de redoutables conséquences intellectuelles et morales à long terme ! Cette énorme bourde a gravement nui à l’Eglise, et lui nuit encore – bien que la mise à l’Index ait été levée en 1664, que Galilée lui-même ait été réhabilité en 1784 par Clément XII, que les papes modernes lui aient rendu hommage, et que le concile Vatican II ait fait écho à sa pensée sur les rapports entre science et religion.


Néanmoins, si l’on étudie de près l’affaire Galilée (cf. bibliographie ci-dessous), on constate qu’elle ne correspond pas à la légende noire fabriquée au XIXe siècle par les polémistes anticléricaux.


Le procès de 1633 ne fut pas l’aboutissement logique de l’attitude d’une Eglise catholique « hostile à la science ».


Ce procès contredit l’attitude que l’Eglise avait manifestée jusque là.


Rappelons que :


- le chanoine-astronome Copernic, mort en 1543, ne fut jamais inquiété ni même contredit par l’Eglise. Au contraire : Paul III avait lu avec intérêt le De revolutionibus orbium coelestium, que le savant lui avait envoyé avec une dédicace affirmant nettement que la terre tournait autour du Soleil. (Les seuls à attaquer Copernic furent Luther, Calvin et Melanchton).


- Certains théologiens catholiques renâclaient, mais ni plus ni moins que l’ensemble du microcosme intellectuel de l’époque : en effet la révolution copernicienne posait un sérieux problème à la pensée humaine, structurée autour du « système de Ptolémée » (géocentriste) depuis quinze siècles. Renoncer à une fausse évidence - la Terre centre du monde - allait être un processus lent et difficile. Certains intellectuels, rendus agressifs par ce qu’ils considéraient comme une menace pour leur pouvoir, allaient entreprendre de persuader les tribunaux d’Eglise que le système de Copernic contredisait la Bible.


- Pourtant, durant les soixante années qui suivirent la mort de Copernic, le Saint-Siège n’accepta d’ouvrir aucun procès théologique contre son œuvre. Mieux : en 1582, le pape Grégoire XIII utilisa des éléments coperniciens dans sa grande réforme du calendrier.

- Le souci de Rome était d’empêcher les universitaires traditionnels, crispés sur Aristote et le géocentrisme, de déclencher une bataille suplémentaire dans le milieu intellectuel alors que l’Europe était ravagée par la guerre entre princes protestants et catholiques.


- En 1589, à Rome, le cardinal jésuite Bellarmin (un des meilleurs intellectuels de l’époque) proposa, pour protéger la pensée copernicienne, de ne la considérer que comme une hypothèse : on dirait aujourd’hui un « modèle ».


Photo : le cardinal Bellarmin.

- Survient en 1590 Galilée, mathématicien et physicien, aussi parfaitement catholique que l’était Copernic. C’est le protégé des scientifiques jésuites : Christophe Clavius, Paolo Valla. C'est aussi un polémiste-né. Dès 1604 il se pose en ennemi d’Aristote, donc de l’establishment universitaire. En 1609, il se fait astronome grâce à la construction du premier télescope. Ses observations, qui réfutent l’astronomie antique et vont dans le sens du système copernicien, sont appuyées par les astronomes jésuites (Muzio Vitelleschi) et par les cardinaux romains protecteurs de la jeune académie scientifique et humaniste des Lincei.


- Bientôt triomphant et adulé, Galilée suscite les jalousies universitaires. Il leur riposte par des pamphlets, brillants, drôles et d'une rare cruauté. Les jaloux blessés l’attaquent alors sur le terrain religieux. Deux dénonciations échouent en 1615 : l’Inquisition romaine les déboute, jugeant que Galilée n’a rien d’hérétique.


- En 1616, les ennemis de Galilée trouvent un biais : ils parviennent à faire juger « contraires à la Bible » deux idées coperniciennes. Le De revolutionibus de Copernic, quoiqu’apprécié par des papes et des cardinaux, est mis à l’Index « jusqu’à ce qu’il soit corrigé ». Le véritable objectif des jaloux est de faire taire Galilée, notoirement partisan du système de Copernic…


- Mais le cardinal Bellarmin protège Galilée : il lui demande de considérer le système copernicien comme une simple hypothèse tant que ce système n’aura pas été prouvé. Galilée s’y engage : la méthode Bellarmin lui permettra, s’il la suit, de continuer ses recherches à l’abri de la polémique. Le souci de Rome est toujours d’étouffer cette polémique, pour ne pas ajouter une crise intellectuelle aux convulsions politico-militaires qui ravagent l’Europe.


- Hélas Galilée a deux défauts : il ne peut se retenir de polémiquer, et il est impatient. Il affirme avec des preuves insuffisantes. Il lui arrive même, comme à tous les chercheurs, de se tromper sur certains points : par exemple sur les comètes et les marées. Et il défend ces erreurs avec tant de férocité qu’il se fâche avec ses plus vieux amis : les scientifiques jésuites du Collège romain, tel l’astronome Orazio Grassi (alors que dans l’affaire des comètes, c’est Grassi qui a raison !). Ces défauts de Galilée ouvrent un boulevard à ses ennemis.


Urbain VIII.

- En 1623, un autre vieil ami de Galilée, le cardinal Barberini, ami des Lincei, devient le pape Urbain VIII. En 1624, Galilée lui fait part de son intention d’écrire un ouvrage comparant "les divers systèmes du monde" (Ptolémée, Copernic et Kepler). Le pape acquiesce, à condition que Galilée les traite tous comme des hypothèses. Galilée s’y engage.


- En 1628, il soumet son texte au dominicain Riccardi (Inquisition romaine). Celui-ci, qui est un ami, ne lui demande que des modifications de détail et la promesse de faire imprimer le livre à Rome. Urbain VIII demande l’ajout d’une conclusion pieuse, qui ne change rien au contenu scientifique. Galilée accepte.


- En 1631, Galilée montre la nouvelle version à Riccardi et obtient l’imprimatur. Urbain VIII le bénit.


- Puis Galilée fait le contraire de ce qu’il avait promis. Il imprime le livre à Florence, non à Rome. Ce qui lui permet d’y faire des ajouts contraires aux accords : 1. un nouveau titre réduisant le sujet au duel Copernic-Ptolémée (ce qui rallume la polémique, contrairement à ce que Galilée avait juré au pape) ; 2. une façon désobligeante, et même sarcastique, de présenter la conclusion demandée par Urbain VIII. Du coup, le livre (qui a eu l'imprimatur !) prend l'air d'une provocation. Il paraît en 1632.


- Urbain VIII se fâche. Il juge que Galilée a trahi sa confiance. On en profite pour faire croire au pape que Galilée avait signé en 1616 l’engagement de ne plus parler du tout de Copernic : Urbain VIII crie alors à la double trahison. On en profite aussi pour relancer l’idée que Galilée est un crypto-hérétique, passible des tribunaux. La machine judiciaire va pouvoir se mettre en marche.


- Mais la colère du pape est à moitié feinte. S’il décide de frapper Galilée, c’est surtout pour « l’effet d’annonce », comme on dirait aujourd’hui. Et c’est politique. Explication : les deux superpuissances catholiques de l’époque, l’Espagne et l’Empire, sont en guerre contre les puissances protestantes (princes allemands et roi de Suède, soutenus en coulisses par la France de Richelieu). Urbain VIII, francophile, passe pour complice de Richelieu. L’Espagne et l’Empire menacent donc Rome. Puissances ostentatoirement catholiques, leur arme idéologique est la « défense de la foi ». Pour obliger le pape à rompre avec la France, elles l’accusent de mollesse envers l’hérésie protestante : prétexte qui peut mener au sac de Rome par l’armée impériale (comme en 1527). Déjà les cardinaux pro-espagnols (Borgia, Ludovisi) demandent la déposition d’Urbain VIII. Il y a même des rumeurs de complot d’empoisonnement. Pour se défendre de cette menace, le pape veut réfuter l’accusation de mollesse en faisant un coup d’éclat : obliger une célébrité à se démarquer de toute hérésie, sous les yeux de l’Europe. Galilée tombe à pic...


- Urbain VIII lance la procédure en 1633. Il cadre l’opération de très près, pour lui faire produire l’effet politique attendu sans être trop dur envers le septuagénaire Galilée. L’instruction, confiée à un neveu du pape, limite le chef d’accusation : ainsi l’Inquisition ne pourra pas aller trop loin. Puis le procès est expédié en deux audiences. Il est purement formel. Aucun débat d’idées. Après une conversation off avec le commissaire général Maculano, Galilée accepte de faire ce qu’Urbain VIII attend de lui. Le 22 juin, on lui inflige une assignation à résidence perpétuelle et il signe une abjuration. Cette repentance est censée réprouver tout ce qui, dans l’acharnement de Galilée en faveur du système de Copernic, pourrait, de près ou de loin, avoir des résonances hérétiques…


- Après quoi Urbain VIII envoie copie du document, non aux évêques de la chrétienté, mais… aux souverains et principaux ministres de toute l’Europe. Ce qui montre dans quel esprit a été menée l’affaire.

Le comte-duc d'Olivares, par Velasquez. C'est la politique de Madrid qui a fait pression sur Urbain VIII...


- Galilée vivra encore neuf ans, dans le confort de la villa Médicis, puis du palais archiépiscopal de Sienne, puis de sa propre villa florentine : recevant ses élèves, et écrivant ce qui sera son livre principal (un ouvrage de physique : Discours et démonstrations mathématiques concernant deux sciences nouvelles touchant la mécanique et les mouvements locaux).


Il fallait rappeler tout cela pour avoir un avis sur le film Galilée ou l’amour de Dieu, qu’on a pu voir le 7 janvier à FR3.


Réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe, ce film bénéficie de la présence, subtile et lumineuse, de Claude Rich dans le rôle-titre. Le scénario est de Jean-Claude Carrière, déjà auteur d’un chef d’œuvre (La Controverse de Valladolid).


Il a bénéficié aussi de la collaboration du scientifique Claude Allègre. Celui-ci s’est occupé d’une partie des dialogues, et il explique (Le Point, 5 janvier) avoir voulu « corriger les images d’Epinal que l’on peut avoir sur Galilée ».


En effet : le téléspectateur, s’il est vraiment attentif au dialogue, apprend grâce à ce film que Galilée ne fut pas le héros de "la Science contre la Foi" ; qu’il était profondément catholique ; que la haute Eglise l’avait longtemps soutenu ; et que la politique fut la cause secrète du procès de 1633.


Mais les journaux de télévision ont préparé le public à comprendre autre chose : selon Le Nouvel Obs télé-ciné-radio (7-13 janvier), par exemple, ce film est « une formidable leçon d’histoire sur le pouvoir absolu que l’Eglise a fait peser pendant des siècles sur l’Etat et la science ».


Pourtant les faits historiques réels de l’affaire Galilée nous montrent le contraire : une Eglise très nuancée sur les questions scientifiques, et finissant par commettre la bourde de 1633… sous la pression politique des Etats !


Par ailleurs, le film (superbe) présente le même défaut que La Controverse de Valladolid : il remplace souvent les faits par du roman. Les vraies raisons de la brouille entre Galilée et les jésuites ne sont pas indiquées. Les débats scientifiques et intellectuels que montre le film n’ont jamais eu lieu au procès, qui ne fut qu’un faux-semblant expéditif - puisqu’il s’agissait d’une opération politique… Et malgré le talent des auteurs, malgré la volonté d’Allègre de « corriger les images d’Epinal », le film donne tout de même l’impression que la religion catholique est en soi l’ennemie de la science. Ce qui est historiquement faux, même si 1633 reste une tache sur le passé de l’Eglise.

P.P.

Texte tiré de l'excellent site : http://plunkett.hautetfort.com